Contemplators
CONTEMPLATORS · ABOUT
CONTEMPLATORS · ABOUT
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Une collection sur l'art de s'arrêter
Une collection sur l'art de s'arrêter
Une collection sur l'art de s'arrêter
Les Contemplators capturent cet instant où l’attention se concentre et tout le reste disparaît.
Les Contemplators capturent cet instant où l’attention se concentre et tout le reste disparaît.
Les Contemplators capturent cet instant où l’attention se concentre et tout le reste disparaît.
Contemplateurs
Contemplateurs
Manifeste de la contemplation
Manifeste de la contemplation
Manifeste de la contemplation
I. Nous vivons à toute vitesse vers nulle part. Nous produisons sans regarder, nous regardons sans voir, nous voyons sans penser. On appelle cela progrès. C’est, en réalité, une fuite organisée.
II. La contemplation n’est pas du repos. On se repose pour reprendre la production. Contempler ne ramène nulle part.
III. Nous ne proposons pas de faire moins. Nous proposons quelque chose de plus difficile : faire sans urgence. Regarder un arbre jusqu’à ce qu’il cesse d’être un arbre et commence à être cet arbre. Soutenir le regard jusqu’au bout. Terminer une pensée avant de commencer la suivante.
IV. L’hyperproductivité nous a volé le droit de nous arrêter sans le justifier. Tout doit servir à quelque chose : la promenade pour les pas, la lecture pour le résumé, le silence pour la méditation guidée. Nous revendiquons le geste gratuit. Ce qui ne produit rien. Ce qui est simplement.
V. Le monde a perdu son sérieux. Tout autour de nous devient plus léger, plus absurde, plus ridicule avec le temps. Nous ne demandons pas un retour au solennel. La contemplation est possible ici aussi — entre le pop, l’étrange, ce qui fait rire. Contempler n’exige pas de dignité préalable. N’importe qui, de n’importe où, peut s’arrêter.
VI. Contempler n’est pas fuir le monde. C’est la manière la plus exigeante de l’habiter. Cela requiert présence, temps et un certain courage : celui de ne pas remplir le vide de stimulus.
VII. Nous n’offrons ni une technique ni un chemin. Nous offrons une cartographie. Un atlas des nombreuses façons de regarder — non pour que vous choisissiez la bonne, mais pour que vous reconnaissiez la vôtre. Il n’y a pas de meilleur contemplateur. Il existe différents modes d’être présent.
VIII. Nous sommes ceux qui soupçonnent que la hâte ment. Que l’important est rarement urgent. Qu’avoir beaucoup vécu n’est pas la même chose qu’avoir beaucoup fait.
IX. Le temps contemplé n’apparaît dans aucune métrique. Il ne s’optimise pas, ne se transforme pas en contenu, ne s’accélère pas. C’est pourquoi c’est, peut-être, le seul temps qui soit véritablement le nôtre.
X. Ce n’est pas de la nostalgie. Nous ne voulons pas revenir en arrière. Nous voulons apprendre à être ici, maintenant, sans que l’ici et le maintenant aient à se justifier.
XI. Nous sommes des contemplateurs. Non pas pour ce que nous faisons, mais pour la manière dont nous regardons.
I. Nous vivons à toute vitesse vers nulle part. Nous produisons sans regarder, nous regardons sans voir, nous voyons sans penser. On appelle cela progrès. C’est, en réalité, une fuite organisée.
II. La contemplation n’est pas du repos. On se repose pour reprendre la production. Contempler ne ramène nulle part.
III. Nous ne proposons pas de faire moins. Nous proposons quelque chose de plus difficile : faire sans urgence. Regarder un arbre jusqu’à ce qu’il cesse d’être un arbre et commence à être cet arbre. Soutenir le regard jusqu’au bout. Terminer une pensée avant de commencer la suivante.
IV. L’hyperproductivité nous a volé le droit de nous arrêter sans le justifier. Tout doit servir à quelque chose : la promenade pour les pas, la lecture pour le résumé, le silence pour la méditation guidée. Nous revendiquons le geste gratuit. Ce qui ne produit rien. Ce qui est simplement.
V. Le monde a perdu son sérieux. Tout autour de nous devient plus léger, plus absurde, plus ridicule avec le temps. Nous ne demandons pas un retour au solennel. La contemplation est possible ici aussi — entre le pop, l’étrange, ce qui fait rire. Contempler n’exige pas de dignité préalable. N’importe qui, de n’importe où, peut s’arrêter.
VI. Contempler n’est pas fuir le monde. C’est la manière la plus exigeante de l’habiter. Cela requiert présence, temps et un certain courage : celui de ne pas remplir le vide de stimulus.
VII. Nous n’offrons ni une technique ni un chemin. Nous offrons une cartographie. Un atlas des nombreuses façons de regarder — non pour que vous choisissiez la bonne, mais pour que vous reconnaissiez la vôtre. Il n’y a pas de meilleur contemplateur. Il existe différents modes d’être présent.
VIII. Nous sommes ceux qui soupçonnent que la hâte ment. Que l’important est rarement urgent. Qu’avoir beaucoup vécu n’est pas la même chose qu’avoir beaucoup fait.
IX. Le temps contemplé n’apparaît dans aucune métrique. Il ne s’optimise pas, ne se transforme pas en contenu, ne s’accélère pas. C’est pourquoi c’est, peut-être, le seul temps qui soit véritablement le nôtre.
X. Ce n’est pas de la nostalgie. Nous ne voulons pas revenir en arrière. Nous voulons apprendre à être ici, maintenant, sans que l’ici et le maintenant aient à se justifier.
XI. Nous sommes des contemplateurs. Non pas pour ce que nous faisons, mais pour la manière dont nous regardons.
C'est d'ici que naît cette collection :
C'est d'ici que naît cette collection :























